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La question




On est assis sur un lit, les pensées en bandoulière, fixant un horizon désintégré. La vie suit son cours et pourtant, on ne la suit plus. A force de se poser des questions, on est devenu LA question. On ne cherche plus à réfléchir, c’est comme si notre pensée s’était déconnectée du monde.

Un reste d’humanité…

…On ne sait plus qui on est.

---------------------> Le slam du train en gare



Des fourmis dans les jambes

Les fourmis sur le quai

Affairés, bizness, voyage

Heureux présage ? Paysages

Qui défilent effilés au fil de

Nos pensées. Boîtes à vie colorées



Haïku de voyage


Un pot-pourri de haïku de voyage pour vous emmener loin par les mots. Avec mes photos en prime :)




Tièdes alizés
Sur l'azur cristal des mers
Au doux clapotis.

Belize

Une vue de l'esprit



Les Dieux de l'Optique ont jeté un voile sur les pupilles de ma mère il y a quelques années. Et pourtant, elle voit les choses plus que quiconque. Ressent la matière, l'émanation d'une couleur, la vibration d'un sourire. L'ivresse de la joie et les tréfonds obscurs du désespoir.

Nous pensons que les sens dont la nature nous a dotés élargissent notre perception des choses. Ne l'assombriraient-ils pas plutôt? 

Quelques images en voyage... Pour vous donner des envies d'Ailleurs.



Parce que je ne vous montre pas (trop) ma trombine, là, j'ai décidé de vous gratifier de quelques photos (de ma face et de) mes voyages autour du monde...  Enjoy et surtout, travel safe :)
 



Bien couverte, à Moscou en Russie, devant les magnifiques WC publics. Il devait faire ce jour-là -35°C... Avec du vent, évidemment.

Cet instant où, en voyage, la terre cesse de tourner



La Vie est Magie. Mais, pris dans le tourbillon des pas pressés et des pensées pressurisées, nous oublions que le simple fait de respirer est un miracle.

En voyage, nous redécouvrons qu'à chaque coin de journée se cache le Merveilleux et nous réapprenons à voir avec les yeux pailletés de l'enfant. 

Portfolio de ces petits bouts de l'Autre Bout où le temps retient son souffle. 



Regards croisés




Échange de regards. Sourires. 

Mais sourires comme si on souriait pour autre chose.

Loin. Éloignés. Inconnu. Reconnu ?


Le sourire comme emblème


Y a des moments, comme ça...

Quand la bougie vacille
Que le souffle se fige
S'éparpille
Quand le vain est à portée
De main
Où le tout n'est plus rien
Je me dis...

Tain de temps assassin


Tain de temps qui grignote,

Qui dévore, qui crachote

Les secondes en minutes

Les journées en années

Puis en éternités

Et des rides l'uppercut


Un poème pour toi, maman



Aujourd’hui, 17 février, ma maman a 65 ans.
Je ne dois ma vie qu’à son bon vouloir. Qu’à sa décision, plus ou moins consciente, d’offrir à Gaïa une autre existence.
Cette décision elle-même est tellement aléatoire qu’il y aurait eu 10 000 autres probabilités que je ne voie pas le jour.
Et pourtant, je suis là.


Le Bistrot des familles



Le quartier de la Bastille palpitait fébrilement ce vendredi soir. La rue de la Roquette dégorgeait sa foule. Clochards côtoyaient bobos qui piaillaient, une cigarette à la main. Le week-end s'annonçait festif.
Les bars regorgeaient de silhouettes bon chic bon genre. Toutes étaient interchangeables. Certains endroits, faute de places, les vomissaient jusque dans la rue. 

Vientiane, Laos, 18h24, 37°C


Fournaise chatouille le creux des seins de ses gouttes huileuses. Lao Beer s'évapore dans le gosier. On tente de respirer.

On peut pas.

Pedro de San Pedro



Déjà une semaine que ma présence imprègne les murs de cette maison. San Pedro la Laguna encense, dans ses rues qui claquent, l’épice et l’humidité. Pedro, mon voisin d’emprunt, vit dans la bâtisse ocre jouxtant la demeure de ma famille d’accueil ; il porte le nom de son village.

Un jour où je paresse sur le toit de la maison, terminant goulument un pot de confiture ramené d’Europe, le précieux suc dégoulinant sur mes doigts, quelque-chose arrête l’étirement de mon corps ; ça crisse, c’est mou et dur en même temps.